Premier appel: Pour une grande action dans le cadre de la mobilisation contre le sommet du G8
Premier appel
Pour une grande action avec le double slogan « pour la liberté de mouvement universelle » et « les mêmes droits pour tou(te)s » dans le cadre de la mobilisation contre le sommet du G8 en 2007, en Allemagne.
« Nous sommes là parce que vous détruisez nos pays ». Ce slogan central de la « caravane pour les réfugié(e)s et les immigré(e)s » établit très explicitement le lien qui existe entre d’un côté la destruction capitaliste et de l’autre la fuite et la migration. Les gouvernements du G8, tout comme l’OMC, le FMI et la Banque mondiale, ne portent pas seulement la responsabilité des conditions d’exploitation néo-coloniales dans le sud. Ils mettent en oeuvre un processus de sélection et d’exclusion renforcés dans la partie-nord de la planète et une hiérachisation du point de vue juridique, sociale et politique. C’est ce constat et d’autres développements, que ce soit au nord ou au sud, qui nous font dire qu’il s’agit-là d’un apartheid mondial.
Lorsqu’en octobre de cette année, des milliers de réfugiés et de migrants donnèrent collectivement l’assaut aux clôtures des frontières de Ceuta et Melilla, la double exigence d’une liberté de mouvement globale et d’une participation (« les mêmes droits ») a pénétré pour un court instant dans la conscience publique. Parallèlement, les mesures inhumaines et répressives du régime des migrations européen se sont révélées très clairement: Tirs meutriers, internements, expulsions de masse et autres choses de ce genre.
Nous combattons depuis plusieurs années le régime des frontières de l'Union Européenne, les expulsions, les contrôles racistes, comme par exemple "l'assignation à résidence"(Residenzpflicht), les camps,etc... Depuis que le système des camps s’est étendu non seulement à l’intérieur de l’UE, mais aussi au-delà de ses frontières (depuis qu’il s’est « externalisé »), comme par exemple en Ukraine, en Lybie ou en Tunisie, la résistance contre les camps et les prisons d’expulsion a gagné de l’importance.
En tant que réseau anti-raciste, nous allons continuer notre lutte contre cette politique, en 2006, par exemple, avec d’autres actions-NoLager, mais aussi au niveau quotidien afin de soutenir le processus permanent consistant à contourner cent mille fois le régime raciste des migrations.
La liberté de mouvement était déjà le slogan principal d’une grande manifestation se référant aux migrations pendant la mobilisation anti-G8, en 2001 à Gêne. En avril 2005, la journée d’action européenne, clôturant le troisième forum social européen avait pour devise :« Pour la liberté de mouvement et le droit à rester ». Cette revendication avait été retenue pour la déclararion finale du Forum.
Nous voulons suivre ces exemples ou de semblables et c’est pourquoi nous proposons d’appeler, dans le cadre des activités anti-G8 de 2007, à une grande action renouvelée, probablement un jour avant le début du sommet, en tout cas avec la revendication centrale pour la liberté de mouvement et les mêmes droits pour tous (et peut-être, avec d’autres slogans).
Nous invitons donc les différents réseaux et organisations ayant l’intention de participer aux protestations à venir contre le G8 à reprendre cette proposition et à soutenir ainsi notre demande de faire du slogan - pour la liberté de mouvement globale et les mêmes droits contre le régime d’apartheid au niveau mondial - un pilier central de la mobilisation anti-G8.
En contrepartie, cela signifie naturellement pour nous aussi que nous voulons soutenir pareillement des points forts et des revendications d’autres réseaux. Car c’est précisément dans de telles relations transversales et coopérations que réside notre intérêt pour une mobilisation forte et commune.
Décembre 2005, Le réseau NOLager
